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Judith Brutus est partie, une étoile s’est éteinte

L’ancienne lead vocal du groupe Alabanza, Judith Nawnly Brutus, s’est éteinte lundi aux Etats-Unis d’Amérique. Emportée à 40 ans par la maladie, l’interprète de “Nwèl san ou” s’était distinguée durant sa carrière comme l’une des plus belles voix de la musique chrétienne en Haïti. Le départ de cet immense talent est salué par plusieurs voix de la communauté évangélique.
Judith Alabanza
« Il y a quelques jours, je lui avais envoyé une chanson qu’elle devait travailler et enregistrer au studio la semaine d’après. Elle ne pensait pas qu’elle allait partir », nous confie Carl Joseph, maestro de Alabanza, groupe au sein duquel Judith Brutus a dévoilé tout son talent dans les églises chrétiennes évangéliques. En effet, la chanteuse était malade depuis deux ans. Elle souffrait d’un cancer, selon ses proches. « Judith a lutté durant de nombreux mois contre une maladie qui a finalement eu raison d’elle le 21 juillet à l’hôpital Sainte-Croix de Fort Lauderdale.

Qui ne se souvient de “Nwèl san ou”, cette chanson qui l’a révélée aux yeux du grand public après qu’elle a conquis les mélomanes du milieu évangélique ? La chanteuse avait reçu le deuxième prix au “Konkou Chante Nwèl” de Télémax en 1999, avec ce morceau qu’elle avait composé. « C’est Judith qui a composé la chanson. Au moment de l’enregistrer au studio Alabanza, je lui avais proposé de la chanter de préférence en duo. C’est ainsi qu’elle a proposé à Roosevelt Jean-Noël, qui passait près du studio au moment de l’enregistrement, de l’interpréter à ses côtés », a confié Carly Joseph, parlant du talent immense de Judith.

Judith Brutus a intégré le groupe Alabanza alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle a fait ses débuts comme choriste avant de devenir lead vocal de la bande à Carly Joseph. La chanteuse a participé à la réalisation de plusieurs albums du groupe avec lequel elle a continué à collaborer même après l’avoir laissé pour se lancer en solo. La voix de Judith était unique. Ce franc soprano raisonne encore aujourd’hui à travers des chansons comme “Wout syèl la”, “Mòn ki pi wo”, “Vre sous lavi”, “Si nou pa pale”. Marqués de son timbre sublime, ces titres continuent de faire le succès du groupe évangélique Alabanza et le plaisir de ses fans.

La disparition de Judith Brutus a suscité beaucoup d’émotions et de multiples réactions au sein du secteur protestant. Fans, musiciens, organisations évangéliques se sont courbés devant le départ vers l’au-delà de l’artiste sur les réseaux sociaux. « Je suis éternellement reconnaissant pour sa généreuse contribution à la réalisation de plusieurs de mes albums », a réagi le chanteur Didi Jérémie sur sa page Facebook. Comme Didi, Julien Janvier a collaboré avec Judith. « On ne s’y attendait pas… C’est venu comme ça… Elle a pris la route….wout syèl la…anpil souvni », a écrit l’interprète de “Prezans ou” sur sa page Facebook.

Celle que Carly Joseph considère comme une grande professionnelle avait beaucoup de rêves. Ses collègues du groupe Alabanza la décrivent comme une femme très disciplinée. « Quand elle devait exécuter une chanson, elle prenait toujours le temps de bien se préparer avant d’entrer en studio », selon Carly Joseph. Judith n’a jamais cessé de se former dans le domaine musical, et elle tenait à faire une carrière en solo. Ses rêves et ses projets ont pris fin. Partie à 40 ans, Judith Brutus laisse derrière elle de beaux souvenirs et un héritage musical que même la mort ne saurait emporter.

Source: Lenouvelliste

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